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(31/01/2010)
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(31/01/2010)




Edito
  Edito : optimisme à court terme, prudence à moyen terme
 
 


Le grand public a de quoi s’y perdre entre les optimistes, qui pensent que la croissance est durablement repartie, et les pessimistes, qui évoquent au pire une reprise virtuelle, où l’on se borne à moins baisser, et voient au mieux la croissance rechuter une fois la prime à la casse enterrée.

Nous restons, quant à nous, optimistes à court terme pour la fin 2009 et les premiers mois de 2010 et prudents, voire pessimistes, à moyen terme. Cette position implique une allocation d’actifs flexible dans le temps. Nous ne serons plus autant investis en actions dans 9 mois qu’aujourd’hui, ni sur les mêmes valeurs.

Notre optimisme actuel se nourrit de la confiance dans la reprise en raison de son caractère technique, voire mécanique. Lorsque la production chute de 20 % et la demande de seulement 10 %, cela révèle un déstockage qui, lorsqu’il prend fin, oblige la production à reconquérir cette part de la demande satisfaite hier en puisant dans les stocks. L’histoire récente offre peu d’exemples de récession aussi forte, mais l’épilogue à court terme est toujours le même : une violente remontée du climat des affaires justifiée par l’arrêt du déstockage.

En revanche, nous restons lucides sur la longévité de la reprise. Pour durer, la reprise technique doit être relayée par une remontée de la demande. Or, l’éclatement de la bulle immobilière a précipité les ménages américains dans le surendettement. Ainsi qu’en témoignent les taux records de défaillance sur crédits, les Américains restent surendettés malgré leurs efforts et ne peuvent plus compter sur une baisse des taux, qui sont à un niveau plancher, ou sur une hausse de l’immobilier pour se resolvabiliser. Dans la récession actuelle, la baisse des taux est sans effet sur l’économie réelle. Ainsi s’éteint l’effet de levier qui a dopé la croissance américaine des 25 dernières années. Le calendrier du désendettement privé américain situe la vraie reprise en 2012 !

Avec la fin de la désinflation et de la baisse des taux d’intérêt, qui assuraient une tendance ascendante aux marchés, l’allocation d’actifs revêt aujourd’hui autant d’importance en matière patrimoniale que la sélection de valeurs et c’est à cela que nous nous employons pour nos clients.

Régis de Pampelonne
(octobre 2009)


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